L'Inde mène la danse pendant que l'Europe trottine
Imagine une immense salle de sport. D'un côté, tu as l'Inde qui fait du sprint avec une croissance, c'est-à-dire la hausse de la richesse produite, qui culmine à +7.6% (source : données agrégées de la semaine). De l'autre, la France avance à petit pas avec 0.8%, tandis que l'Allemagne affiche 0.2%.
Pourquoi une telle différence ? Chaque pays ajuste son thermostat financier. Le taux d'intérêt, qui est le prix de l'argent fixé par les banques centrales comme le loyer d'un appartement, varie fortement d'une zone à l'autre. Il atteint 5.5% en Inde, mais reste bloqué à 2% en zone euro.
Pendant ce temps, l'inflation, cette hausse générale des prix qui grignote ton pouvoir d'achat comme un grignotin de biscuits, reste très sage en Chine à 0.0%. Elle grimpe en revanche à 5.2% au Brésil, avec un taux d'intérêt fixé à 15% pour calmer le jeu.
Ce que ça change pour toi ? Les coûts des emprunts immobiliers ou des crédits à la consommation dépendent directement de ces décisions locales.
Le grand huit des bourses mondiales
Tu te demandes peut-être comment se portent les entreprises cotées en Bourse cette année ? Le grand gagnant sur un an se nomme le Japon. Son indice principal, le Nikkei 225 qui regroupe les 500 plus grandes entreprises tokyoïtes, s'envole de +59.8% sur un an, et progresse encore de +1.9% ce mois-ci.
À l'inverse, le Nifty 50 en Inde marque une pause avec un recul de -0.1% sur un an, malgré un petit gain de +0.8% ce mois-ci. Du côté des États-Unis, le S&P 500, l'indice mesurant la santé des 500 géants américains, affiche une hausse de +21.4% sur un an et de +3.6% ce mois-ci. En Suisse, le SMI progresse de +22.7% sur un an.
Pour l'actualité macroéconomique pure, c'est-à-dire les grands indicateurs d'emploi ou de prix publiés par les gouvernements, c'est le calme plat cette semaine : donnée indisponible.